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La Callipedie de Claude Quillet. Edition de 1749. Page de titre
La Callipedie de Claude Quillet. Edition de 1749. Page de titre
Archives départementales d'Indre-et-Loire©
Diaporama de 2 photos
Infos pratiques 
  • La traduction en français de l'ouvrage majeur de Quillet La Callipédie ou la manière d'avoir de beaux enfants a été publiée en prose en 1749 ; une édition en vers parut en 1774.

    La bibliothèque historique des Archives départementales conserve un exemplaire de l'édition de 1749.
MAI 2011
  • Il y a 350 ans décédait l'écrivain tourangeau Claude Quillet,
auteur de La manière d'avoir de beaux enfants
Claude Quillet est né à Chinon le 8 mai 1607, "fils de Me Claude Quillet, greffier en l'élection de Chinon, et de Jehanne Debellyneau […] ; sont ses parrins vénérable messire André Quillet, prêtre curé […] et demoiselle Françoise Godin, femme de honorable homme Pierre Bellefille, conseiller du roi au siège royal de Chinon" (registre paroissial de Saint-Maurice de Chinon).

Pendant ses études de médecine à Paris, vers 1632, il s'amourache de la soeur d'un écrivain de la cour : "Quillet avait une triste réputation : un pilier de cabaret, un joueur, un débauché […]. Claude Quillet fut prié de souffler sur sa flamme ! Il n'eut pas plus de succès quelques années plus tard avec Marion Delorme qui lui permettait de la contempler dans sa nudité sans rien lui accorder." (Jean-Daniel Maublanc, "Claude Quillet, abbé, poète et libertin" dans Ephémères, La Pipe en écume, 1936).

Il revient exercer dans son pays natal. En 1633-1634, lors de l'affaire des possédées de Loudun, Quillet "se trouvait un jour à Loudun, au moment où le diable, par la bouche d'une possédée, promit d'enlever jusqu'à la voûte de l'église l'incrédule qui oserait nier la possession. Quillet releva le défi et devant toute l'assistance, somma le diable de tenir parole. Ce dont le diable se trouva tout déconfit." (Gabriel Richaut, "Le Chinonais Claude Quillet", Bulletin des amis du vieux Chinon, n°9, 1915-1916).

Ayant ainsi défié directement le cardinal de Richelieu, il craint d'être arrêté, quitte Chinon et part à Rome comme secrétaire et confident du maréchal d'Estrées, ambassadeur de France. De retour à Paris vers 1640, il compose de petits textes poétiques sur des personnages influents de la société.

En 1655, il fait imprimer un long poème latin, Callipaeda. Cet ouvrage qui contient quelques satires dirigées contre le cardinal Mazarin, est divisé en quatre livres. Le premier peut se résumer en des conseils pour le choix de son conjoint.

Le texte commence ainsi :

"J'entrepens de chantter ce qui fait la félicité du lit nuptial ; par quels heureux moyens on se fait des héritiers d'une figure aimable ; quels astres par leurs influences concourent à la régularité de leurs conformation ; combien l'âme participe aux productions de l'amour conjugal ; quels sont enfin les attributs qui font le mérite d'une âme unie à un beau corps, qui enrichissent l'homme par l'assemblage des vertus."

On y découvre que la Touraine est la région où les hommes et les femmes sont les plus aptes à faire de beaux enfants ! Dans le deuxième livre, l'auteur décrit comment "les époux unis par un lien légitime désirent remplir les devoirs".

En 1657, Quillet reçoit l'abbaye de Doudeauville près de Boulogne. Il décède à Paris le 26 septembre 1661.

Petit, rougeaud, Claude Quillet était paraît-il fort laid. Chalmel, dans son Histoire de Touraine, conte l'anecdote suivante : "étant venu voir à Tours un conseiller de ses amis auquel il apportait un exemplaire de son poème, la femme de ce magistrat, jeune et spirituelle, demanda à Quillet l'explication du mot Callipaedia. Il lui dit qu'il signifiait la manière d'avoir de beaux enfants. La dame lui répondit gaiement : il paraît M. l'abbé que vous n'avez pas appris cet art de votre père ».
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