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Commune de Paris
Commune de Paris
AD37 230J968©
Infos pratiques 
  • Archives départementales d'Indre-et-Loire
    Centre des Archives historiques
    6 rue des Ursulines
    37000 Tours
    02 47 60 88 88

    Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h
  • Le 29 novembre 2016, l'Assemblée nationale vient de voter un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris
Une collection de documents illustre particulièrement cette période aux Archives départementales d'Indre-et-Loire, celle donnée en 2012, par Patrick Fonteneau (archives privées, réf. 230 J). 2500 documents qu'il a patiemment collectés depuis 40 ans concernant les mouvements ouvriers et populaires au 19ème siècle, la guerre de 1870-1871 et la Commune de Paris de 1871.
Le 17 mars 1871, Adolphe Thiers et son gouvernement, évaluant mal l'état d'esprit des Parisiens, envoient au cours de la nuit la troupe sous le commandement du général Lecomte s'emparer des canons de la Garde nationale sur la butte Montmartre.
Quand le gouvernement décide de désarmer les Parisiens, ceux-ci se sentent directement menacés. Il s'agit de leur soustraire les 227 canons entreposés à Belleville et à Montmartre. Les Parisiens considèrent comme leur propriété ces canons qu'ils ont eux-mêmes payés par souscription lors de la guerre contre la Prusse.
À Montmartre, au matin, le peuple parisien s'éveille et s'oppose à la troupe venue chercher les canons. Puis, rapidement, celle-ci fraternise avec lui. Un peu partout dans Paris, la population s'en prend aux représentants supposés du gouvernement, élève des barricades et fraternise avec la troupe. C'est le début de l'insurrection. Thiers gagne Versailles.
Les élections sont organisées le 26 mars pour désigner les 92 membres du Conseil de la Commune.
De nombreuses mesures politiques sont mises en place. Entre autres, la Commune de Paris ouvre la citoyenneté aux étrangers : « Considérant que le drapeau de la commune est celui de la République universelle ; considérant que toute cité a le droit de donner le titre de citoyen aux étrangers qui la servent ».

Une notion d'exemple que l'on retrouve dans cette gravure couleurs de J. Corseaux, datée du 21 mars 1871 (AD37 230 J 968) appartenant à la collection donnée par Patrick Fonteneau.


Le personnage féminin symbolise la République sous les traits de Marianne. Elle tient fièrement un drapeau tricolore qui l'enveloppe et de la main droite une épée marquée "Justice du Peuple". Son air farouche et décidé va de pair avec le fait qu'elle écrase deux têtes tombées au sol (rappel de la guillotine ?), à savoir, les têtes de Napoléon III et de Thiers. Ce qui signifie que, mû par l'idéal républicain, le peuple français a renversé Napoléon III (le 4 septembre 1870) et qu'il s'apprête à renverser Thiers (royaliste).
Ce dessin est contemporain de la Commune de Paris (18/03 au 28/05/1871) en lutte contre les Versaillais et les Prussiens. La légende appelle au soulèvement des peuples pour établir la république universelle sur le modèle français.

L'inventaire du fonds Fonteneau est consultable sous la référence 230 J sur le site internet des Archives , rubrique CHERCHER, onglet inventaires en ligne, archives de toutes périodes, archives privées, série 2 J et suivants ( accès par cote)





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