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Eposition 1968 Une jeunesse en révolte
Eposition 1968 Une jeunesse en révolte
AD37©
Infos pratiques 
  • Exposition visible à l'université de Tours

    Du 14 au 18 Mai
    Hall Thélème. Site TANNEURS

    Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 18h30,
17 MAI 2018
  • JOURNEE d'ETUDE : "les Mai 68" organisée le 17 mai dans le cadre de l'EXPOSITION "1968. Une jeunesse en révolte"
Des deux côtés du Rhin : Touraine – Bodensee (Lac de Constance).
Une histoire partagée entre la France et l'Allemagne
La journée d'étude consacrée au phénomène des "mai 68" aura lieu le 17 mai à l'université de Tours au 5ème étage de la bibliothèque universitaire. Parmi les conférencier.e.s présent.e.s, on pourra écouter l'historienne Ludivine Bantigny, l'auteure de “1968. De grands soirs en petits matins”, un livre qui bouscule les idées reçues sur mai 68. .

Fruit d'un long travail de recherche dans les archives, notamment des Renseignements généraux et de préfectures réparties sur l'ensemble de l'Hexagone, son livre" 1968. De grands soirs en petits matins", est formidablement vivant, donne à voir et à entendre l'événement au plus près de ses protagonistes, de leurs espoirs et de leurs émotions. Emouvant, vibrant, il rétablit la vérité de faits trop souvent déformés et instrumentalisés.

Une intervention à ne pas manquer


>>Pour télécharger le programme , cliquer ici.


L' exposition, visible du 14 au 18 mai, à l'université de Tours, site des Tanneurs, réalisée à l'occasion des 50 ans des évènements de mai 68 est l'oeuvre collective des Archives départementales d'Indre-et-Loire, de l'Université de Tours et du Service culturel du Bodenseekreis (Lac de Constance).

Ce projet culturel de l'université de Tours et du Département a pour but de commémorer les 50 ans « de mai 68 », avec un regard croisé sur les évènements qui se sont déroulés en 1967 et 1968, en Touraine et en Allemagne, dans la région nord du lac de Constance.

C'est la deuxième collaboration des Archives départementales d'Indre-Loire avec le service culturel du Bodenseekreis (région nord du lac de Constance) sur un thème commun. La précédente opération s'était effectuée en 2014 avec l'exposition bilingue « 1914-1918, Des deux côtés, Armand, Wilhelm et les autres… Une guerre partagée, de la Touraine au nord du lac de Constance ». Cette confrontation entre deux pays s'était révélée enrichissante. Cette fois-ci, elle sera sur le plan historique moins conflictuelle puisqu'il s'agira de comparer les révoltes de la génération de mai 68.

3 évènements

Une EXPOSITION de 20 panneaux illustrant
« Mai 68 » en Touraine et en Allemagne


En Touraine, si le milieu étudiant se soulève d'abord, début mai, contre la violence de la répression policière envers ses camarades à Paris, suivi par les lycéens qui boycottent les cours et occupent leurs « bahuts », c'est finalement le monde du travail qui domine le paysage de la contestation sous forme de grèves et occupations d'usines.

L'image des évènements de « 68 » est bien différente sur les rives Nord du Lac de Constance, en commençant par la chronologie – la contestation prend forme dès juin 1967. Elle reste ensuite limitée aux étudiants de la nouvelle université de Constance, et aux élèves des lycées des diverses villes de la région. Leur mouvement ne réussit pas à gagner le monde du travail qui le regarde de façon sceptique, voire hostile.

Si les revendications formulées en Touraine demandent le départ du général De Gaulle, et l'amélioration des conditions de vie et de travail dans les universités et les lycées, elles revêtent surtout un caractère social, conséquence de l'engagement de la classe ouvrière.

Les protestations du côté allemand reflètent celles exprimées dans les grandes villes universitaires : rejet de la guerre menée par les Etats-Unis au Vietnam, de la trop grande influence du groupe de presse Axel Springer sur l'opinion publique en R.F.A., des lois d'urgence qui semblent menacer la démocratie, des structures autoritaires, et d'un passé nazi encore récent dont les générations précédentes cherchent à refouler l'ampleur des crimes.

Les mouvements contestataires de ces deux régions ont cependant en commun un point capital – celui d'un malaise ressenti face à une société qui ne correspond plus aux attentes, notamment de la jeunesse, et d'un espoir partagé d'un monde meilleur.


Une journée d'études sur « les Mais 68 »
17 mai 2018. Université de Tours.


organisée par Robert Beck, laboratoire CETHIS (Centre Tourangeau d'Histoire et d'Étude des Sources) et Alexis Chommeloux, laboratoire ICD (Interactions Culturelles et Discursives)


Les mouvements de contestation qui se sont développés dès le début des années 1960 sont définis sous le terme générique de « mai 68 ». Le caractère international de ce mouvement sera présenté à travers l'exemple des Etats-Unis, de l'Amérique du Sud, de la R.F.A., de la France, de l'Italie et de la Tchécoslovaquie. Les lignes communes et les différences – acteurs, formes de combat, circonstances, objectifs… montreront toute la multitude et la richesse de la mise en question d'un grand nombre de sociétés nationales pendant cette décennie. Une telle approche comparative permet aussi de dégager les influences et les transferts entre les divers mouvements.

Une conférence « Mai 68, 50 ans après »
par Eric Alary.


organisée par l'Université du temps libre (UTL)

Mardi 5 juin 2018. 18h.
Amphithéâtre, bâtiment D, université de Tours. 60 rue du Plat d'Etain.



Des témoignages , comme celui de Patrick Berthomeau, étudiant à Tours en Mai 68.

"A presque un demi-siècle de distance, le « joli mai de l'année 1968 » m'apparaît toujours comme un moment de grand soleil, dans la rue, dans nos têtes et même dans les amphis enfumés. Un mélange de gravité parfois surjouée et de joyeuse déconnante, un théâtre spontané où tout et n'importe quoi pouvaient se dire, où la croyance dans les lendemains qui chantent était toujours pondérée, voir contrée par une bonne dose d'humour et d'autodérision. Passait par-dessus tout cela un souffle qu'un slogan surgi alors résumait fort bien : « Cours camarade, le vieux monde est derrière toi ! » Le vieux monde, la grisaille des lycées, le poids de la famille et des repas du dimanche, tout cela s'entassait dans les poubelles de l'Histoire et nous nous sentions légers, portés par nos « semelles de vent » … Nous avions simplement oublié que notre bulle n'était pas le monde… Pourtant une question revient de temps à autre : et si ce tableau n'était que l'image qui traîne dans nos cervelles ? Le moment était-il aussi joyeux et décontracté que cela ?

D'une façon générale, la vie des Tourangeaux ne fut pas vraiment affectée par les « événements ». Pas de violences urbaines, quelques défilés dont le plus imposant fut celui du 13 mai ; il fit croire aux plus convaincus d'entre nous que les étudiants avaient rallié la classe ouvrière… Seules les razzias d'huile et de sucre dans les épiceries et les supermarchés, le rationnement de carburant pendant quelques jours et la grève des éboueurs purent laisser craindre à une partie de la population que la révolution était en marche.

En revanche du côté de l'Université (qui n'en était pas encore une), ça carburait fort. Principalement du côté de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, l'Ecole de Droit demeurant traditionnellement droitière tandis que du côté de la faculté de Médecine et Pharmacie, on commençait à s'interroger sur le mandarinat, certaines questions de santé publique et les pratiques psychiatriques. Mais dans l'ensemble, cela restait assez marginal."



Comment fut vécut "Mai 68" en Touraine et aux bords du lac de Constance ?
A chacun de le découvrir en mai 2018, grâce à cette exposition et ces conférences.


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