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Plan du domaine de Chanteloup. Amboise. 1770.
Plan du domaine de Chanteloup. Amboise. 1770.
Collection André.©
Diaporama de 2 photos
  • A chacun son jardin
Des documents d'archives concernant le jardinage sont actuellement présentés dans la salle de lecture.
"L'art des jardins ne présenterait que de légères difficultés et nombre de personnes se figurent aisément qu'il est possible en peu de temps d'égaler en savoir et en pratique les gens de métier .....Il nous est impossible de partager ce bel optimisme. Nous savons par expérience que les difficultés sont multiples, que l'art des jardins, s'il procure de grandes joies, cause aussi de profondes déceptions et qu'il n'est pas trop de longues années d'études et une parfaite éducation artistique , pour créer une oeuvre impeccable".

Ainsi s'exprimait en 1929 Prosper Péan dans un article,extrait de la revue La Construction moderne .

L'auteur fait surtout allusion au métier d' architecte-paysagiste pour lequel il préconise de solides connaissances techniques dans le domaine de la géométrie, de la perspective et de la topographie, Prosper Péan aurait apprécié ce plan du domaine de Chanteloup à Amboise, dessiné en 1770 par l'architecte Le Camus pour le duc de Choiseul.

Parmi les documents présentés, on pourra voir le très bel ouvrage de Jean-Baptiste de la Quintinie, créateur du Potager du roi à Versailles, qui écrit en 1690 l'Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un traité des orangers, suivi de quelques réflexions sur l'agriculture.

Mais c'est aux jardins ouvriers et familiaux qu'est aussi consacrée cette présentation. Fondée en 1896, La ligue du coin de terre et du foyer va permettre par la mise à disposition de terrains à de nombreuses personnes de cultiver plantes et légumes. A la fin des années 70, les jardins familiaux semblaient condamnés par la diversification des loisirs et l'accès au logement individuel. De plus, ils étaient jugés par les élus et urbanistes avec leur clôtures branlantes et leurs abris de bric et de broc. Pourtant avec la crise économique, l'apport des jardins à l'économie familiale reprit sa légitimité. Les jardins familiaux apparut comme un moyen pour les citadins défavorisés de se réapproprier une partie de leur cadre de vie et permettre aux gens de retrouver le rythme des saisons et le contact avec la terre. Cette politique eut ses précurseurs : Michel Crépeau , maire de la Rochelle mais aussi Jean Royer, maire de Tours. Celui-ci déposa en 1966 et 1970 des projets de loi visant à protéger les jardins familiaux afin d'éviter la destruction des parcelles lors des opérations d'urbanisme. Son initiative se concrétisa par la loi du 10 novembre 1976, qui provoqua la première action volontariste publique de création de jardins familiaux.

Pour en savoir plus sur les jardins familiaux, on peut consulter l'ouvrage de Béatrice Cabedoce et Philippe Pierson : Cent ans d'histoire de jardins ouvriers.1896-1996. Editions Creaphis.1996.

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