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Carte postale. Avril 1918. [4 Num 107/12]
Carte postale. Avril 1918. [4 Num 107/12]
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Diaporama de 3 photos
NOVEMBRE 1918
  • Les marraines de guerre
“Oh la belle action que celle qui consiste à servir de point d'appui à un
homme isolé dans l'immense masse de nos armées” Journal d'Indre-et-Loire, 22 novembre 1915
L'institution des marraines de guerre, est créée en janvier 1915 par Marguerite de Lens, directrice de l'association caritative "La famille du Soldat" qui bénéficie du patronage de hauts personnages et de la publicité gratuite de journaux comme L'Écho de Paris.

Les marraines de guerre sont des jeunes filles ou des femmes volontaires et bénévoles qui entretiennent des correspondances avec des soldats afin de les soutenir moralement, voire affectivement, et leur donner du réconfort.

Le terme de "marraine" lui-même n'est d'ailleurs pas innocent. Appartenant au vocabulaire religieux, il évoque l'engagement devant Dieu de suppléer les parents si ceux-ci viennent à disparaître et démontre que les correspondantes remplissent une mission naturelle de secours à un membre de la communauté nationale. Pour certaines femmes, cet engagement familial prend un sens concret, comme pour cette mère en deuil qui écrit à la Famille du soldat : "Je n'ai plus de fils, je l'ai donné à la France. Rendez-m'en un autre dans la personne d'un soldat séparé des siens".

Henriette de Vismes, femme de lettres, qui participe à la fondation de La Famille du soldat, ne parle des marraines que sous la figure de la mère ou de la soeur et refuse absolument d'envisager la sentimentalisation des relations et l'amour qui peut en résulter : "Les vraies marraines et les vrais filleuls, la vraie pitié et le vrai malheur ont d'autres sollicitudes et des visées plus hautes. [...] Et si parfois dans les heures immobiles au fond de la tranchée où la nuit triste peu à peu descend, un jeune filleul se prend à rêver plus ému à sa jeune marraine, c'est pour l'apercevoir au-dessus de lui, parée de toutes les grâces mais aussi de toutes les vertus, intangible et presque sacrée, sous les traits d'un ange ou d'une sainte descendue du Ciel pour le secourir". Histoire authentique et touchante des marraines et des filleuls de guerre, Paris, Perrin, 1918, p. 60-63.

Concernant l'Indre-et-Loire, Idelette Ardouin, lectrice assidue aux Archives d'Indre-et-Loire et membre du Centre généalogique de Touraine, a effectué des recherches dans la presse d'Indre-et-Loire sur le rôle et la situation des marraines de guerre concernant la Touraine.

>> Pour lire l'article sur les marraines de guerre, cliquer ici.




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