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Apprendre-Enfance dans Art

 

 

l'ENFANCE DANS L'art

à travers les collections des archives d'indre-et-loire
 

  • Un panorama artistique

 

De l'enfant divin à l'enfant client, 12 thématiques abordent la représentation de l'enfant selon différentes techniques artistiques : gravures et photographies.

 

L'art du portrait

L'art du portrait a particulièrement été mis en avant grâce à l'exceptionnelle collection des albums photographiques constitués par le marquis Charles de Biencourt (1826-1914), propriétaire du château d'Azay-le-Rideau, conservés aux Archives d'Indre-et-Loire ( 74 Fi)

 

Au Second Empire, Nadar diffuse le genre du portrait photographique qui sera repris par de nombreux photographes, notamment par Disdéri, qui invente vers 1860 la photographie « carte de visite », un tirage sur papier albuminé de petit format, ( 10 x 7 cm) contrecollé sur un carton.

 

Peu onéreux car les chambres noires à quatre objectifs permettent la juxtaposition de deux fois quatre images sur la même plaque négative en deux prises de vues, il est reproduit en plusieurs exemplaires. Le client l'offre à sa famille et à ses amis.

 

Celui qui reçoit les photographies peut les rassembler dans un album, comme ce fut le cas pour le marquis de Biencourt, qui de plus ajouta de son écriture l'identification des personnes.

 

Très codifié, ce type de portrait s'inscrit cependant encore dans la droite lignée du portrait aristocratique. Il est mis en scène scrupuleusement :

- le vêtement et les attributs assoient la respectabilité ;

- les éléments de décor, fauteuil, prie-Dieu, tapis, colonne, guéridon, rocher, balustrade et toiles de fond contribuent au sérieux de l'entreprise.

 

Une série d'accessoires est proposée au poseur : livre, album photographique, missel, jouets, ombrelle... 

 

Monsieur est absorbé, en pleine lecture, jambes négligemment croisées,

le coude savamment appuyé sur une table ouvragée.

 

Madame pose de trois quarts, l'ampleur de sa robe soigneusement disposée soulignant la taille prise dans le corset.

 

La fratrie est rassemblée autour des parents, la main de l'aîné sur l'épaule du père assis au centre. La petite dernière serre contre elle une poupée au visage de porcelaine, et son grand-frère fait le fier à bras avec un sabre en bois.

 

Le costume annonce fièrement la fonction ou le statut : militaire, prêtre, juge, communiant...  Et la prestance souligne la fierté d'être quelqu'un et donc d'avoir le mérite d'être photographié.

 

Le portrait se doit d'être ressemblant, du moins il doit s'approcher de l'image que le client se fait de lui-même. La maîtrise de l'éclairage est un premier atout ; car le jeu de la lumière peut modifier un visage, allongeant ou diminuant les traits, amincissant ou grossissant une physionomie. Ce qui explique la difficulté des portraits de plein air. Sans oublier les soucis d'ombres portées des personnes souhaitant se faire photographier en chapeau. La retouche et la repique rectifieront le tableau.

 

Extrait du livre : Le verso du cliché par Olga Yardin

 

 

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